Matières premières
Les matériaux nécessaires à la fabrication du tapis
d'Orient sont la laine, la soie et le coton.
La laine et la soie sont essentiellement utilisées pour le
velours du tapis, plus rarement pour la chaîne et la trame qui
sont le plus souvent en coton. La laine de mouton est
généralement préférée; les tribus nomades utilisent aussi plus rarement, la
laine de chèvre ou de chameau.
La beauté de la laine varie selon
les différentes parties de la toison. De la toison, séparée à la main il
est fait plusieurs tas en
fonction de la qualité de la laine, une tâche qui
demande habileté et pratique. Cette qualité dépend principalement de
la longueur et de la finesse de ses brins. Le climat, les pâturages,
l'âge des bêtes, la saison de la tonte et la partie de la toison sont les
facteurs importants qui en déterminent la qualité. Les laines inférieures, celles
de l'été comme celles de l'hiver, servent à faire du
feutre.
On rencontre des rouets
manuels dans toute l'Asie. Cette Indienne utilise un beau
modèle pour filer la laine cardée (les outils à carder et la
laine en vrac sont posés à terre devant elle).
Filage de la laine avec un
fuseau. Les écheveaux de laine peignée sont enroulés
autour du poignet de la tisserande qui, de l'autre main,
tire doucement un fil régulier, au fur et à mesure que
tourne le fuseau.

Cette femme est en train
de tordre deux brins de laine à l'aide d'un fuseau. Pour
cela, elle doit faire tourner son instrument dans le sens
contraire à celui du filage; elle a lancé son fuseau en
le roulant sur sa cuisse. La plupart du temps, ce travail
est réalisé avec un rouet.